Les 6
nouveaux
posters
Bibliothèques-Médiathèques de Metz
en vente à 2 euros !
Médiathèque du Pontiffroy / Médiathèque Jean Macé
Les 6 nouveaux posters, présentés à l’occasion de l’Eté
du livre à Metz, sont proposés à la vente à la Médiathèque du Pontiffroy et à la Médiathèque Jean Macé. Pour une somme tout à fait symbolique de 2 euros l’unité, messins, passionnés d’histoire de
Metz ou collectionneurs de tous horizons, peuvent acquérir, à peu de frais, ces superbes reproductions.
Au format de 40 x 60 cm, les 6 posters reproduisent des
originaux tirés des collections iconographiques des Bibliothèques-Médiathèques de Metz, conservées à la Médiathèque du Pontiffroy. La série compte désormais 29
numéros.
Fortes de plus de 50.000 images, allant des affiches
aux photographies, en passant par des gravures, des dessins, des aquarelles, les Bibliothèques-Médiathèques de Metz développent et font connaître, le patrimoine intellectuel imagé de Metz et de
l’ancienne Lotharingie, grâce à une politique éditoriale soutenue par la municipalité.
La Place de Chambre, vers 1875 .
Photographe anonyme.
Vue prise des étages de l’immeuble situé entre les rues du Faisan et de Saint Louis.
La place conserve encore de nombreux hôtels signalés à cet endroit depuis la fin du XVIIIe siècle au moins.
Les messageries qui partaient d’ici pour Paris, l’Allemagne et les Pays-Bas ne furent détrônées qu’à la fin du Second Empire avec l’arrivée du chemin de fer (1852).
On distingue à l’arrière-plan, les créneaux de la Grange des Antonistes et ceux du Grenier de Chèvremont (à droite).
La façade du transept nord de la cathédrale est encore dans son état d’origine (sans le lourd pignon rendu nécessaire par l’élévation de la toiture après l’incendie de 1877).
De nombreuses voitures et fiacres, les taxis de l’époque, sont stationnés devant le marché couvert, signe que la place reste un des centres de la vie messine.
Les Roches, 1895 .
Photographe anonyme.
La vue est prise à l’angle du pont des Roches et de la place de la Comédie.
Depuis 1810, il était prévu de réaliser à l’emplacement du quai, une voie sur berge dans le prolongement de l’actuel quai Paul Vautrin (dénommé quai Saint-Louis, lors de sa création en
1740-1756).
Le quartier des Roches possédait au Moyen Âge de nombreux établissements de bains (étuves), les principes hygiénistes de la fin du XVIIIe siècle firent redécouvrir les bienfaits du bain, qu’on
allait prendre dans des établissements spécialisés ou que l’on faisait livrer chez soi. Les pittoresques maisons datant pour les plus anciennes de la fin du XVIe siècle abritaient au XIXe siècle
pêcheurs et bateliers, attirés ici par le renouveau de la navigation sur la Moselle rendue possible par la construction d’une écluse (le sas) en 1806-1807.
À l’arrière-plan, le pont et le moulin de la Préfecture correspond à l’ancien moulin des Quatre Tournants, construit en 1525 et qui disparut après 1945.
La Place Saint Louis, 1881 ,
Collet Frères Photographes.
(Les frères Louis, Édouard et Auguste Collet sont signalés à Metz sous divers noms commerciaux et à diverses adresses de 1865 à 1891).
La place Saint Louis apparaît très vide. Elle ne s’animait que pour le marché au blé qui se tenait sur la place depuis le début du XVIIe siècle au moins. Exceptées les façades de la rive Est de
la rue du Change, remplacées par un immeuble contemporain vers 1970, lors des travaux du Centre Saint-Jacques, la place reste presque inchangée. À l’angle de la place et de rue de la Tête d’Or,
la maison qui, depuis 1905, présente un lourd pignon hanséatique, regardé par certains comme un vestige de l’architecture médiévale de la place, présente les caractéristiques de l’architecture
traditionnelle du milieu du XVIIIe, où elle fut construite après le percement de la rue.
Metz, les Moulins (quai des Roches), vers 1920 .
Eau-forte en couleurs de René Lorrain (1873-1949 ?)
René Lorrain, aquafortiste, né à Nancy en 1873, fut élève de Gustave Moreau (celui-ci enseigna aux Beaux-Arts de 1892 à sa mort en 1898).
Il expose au Salon des Artistes Français de 1910 à 1939 (médaille d’argent en 1924). On ignore la date de sa mort (après 1949 ?) ; son dernier dépôt, aux Estampes de la BnF, date de 1928.
Il exposa au Salon de Nancy de 1892 à 1900 avec des huiles, des aquarelles, des fusains, des crayons et des eaux fortes. On connaît de lui deux eaux-fortes en couleurs portant sur des sujets
messins : « Vieilles maisons à Metz », présentée au Salon de la Société de la Gravure Originale en Couleur de 1913 (n° 212) tirée à 100 exemplaires et « Metz, les moulins » exposée au Salon de la
Société des Artistes français de 1942 (n° 1391).
L’Inventaire du Fonds Français signale cependant « Moulins de Metz » parmi les huit estampes déposées en 1920.
Le Graoulli de Metz, 1872
Bois de E. Ströhäcker, d’après un dessin d’Horace Castelli (1825-1889), colorié.
Pleine de vie et de pittoresque cette image de Castelli, illustrateur influencé par Achille Devéria et Gustave Doré, est toute d’invention et destinée à illustrer un article consacré au célèbre
dragon messin « le Graoully » publié en 1872 dans le numéro 27 de « Über Land und Meer » publié par l’Allgemeine Illustrierte Zeitung de Stuttgart. L’exhibition du Graoully à l’occasion de la
procession des Rogations devait bientôt être interdite par l’évêque (1786). L’estampe évoque précisément la coutume signalée par les Affiches des Trois Evêchés du 13 mai 1779, que « les
boulangers devant lesquels passait le cortège, étaient astreints à délivrer un petit pain d’une demi-livre au profit de son porteur » détail largement diffusé par les meilleurs auteurs du XIXe
siècle comme Alexandre Lenoir et l’Académie Celtique ou Auguste Michelet dans son Histoire de France.
Il s’agissait en fait de la redevance en nature, due au maire du village de Woippy, porteur du Graoully, alors simple mannequin d’osier tenu au bout d’une perche.
Saint Nicolas (vers 1848-1851) Metz,
Imprimerie lithographie et fabrique d’images de Dembour et Gangel. Bois colorié au pochoir. Papier mécanique.
Cantique de Saint Nicolas (qui se chantait, selon les éditions du début du siècle [1822], sur l’air :
Avec les jeux dans le village, …
Air très connu dès 1786 et pendant toute la Révolution française, où il est le support de multiples couplets dans tous les milieux de la société). Étrangement, c’est un Saint Nicolas qui paraît
sortir tout droit du roman Paul et Virginie (1788) comme inviteraient à le croire et la mer et le navire (évocateurs de la tempête apaisée) qui sont un des attributs traditionnels du patron des
voyageurs, mais surtout le surprenant palmier-dattier qui ombrage les trois enfants dans leur baquet.
Pour tout renseignement :
http://bm.metz.fr
Les 6 nouveaux posters des
Bibliothèques-
Médiathèques de Metz en vente à 2 euros !
Médiathèque du Pontiffroy
1 place de la Bibliothèque
http://bm.metz.fr http://bm.metz.fr/
Horaires d’ouverture :
Mardi, jeudi, vendredi : 13h – 19h
Mercredi : 10h – 19h
Samedi : 10h - 18h
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